La semaine passée, Focus organisait son What’s next pour nous présenter moult jeux en tous genres et de tous les genres. C’est dans une salle Thématique que nous avons pu mettre les yeux (à défaut des mains) sur Call of Cthulhu.

 

Le Focus What’s next est un événement organisé chaque année, par Focus home Interactive, pour présenter les jeux qui sortiront sur l’année à venir, certains étaient jouables, pas tous. C’est le cas de Call of Cthulhu, développé par Cyanide, qui nous a permis d’assister à une session de jeu commentée.

N’est pas mort ce qui à jamais dort et au long des ères étranges peut mourir même la Mort.

Instant littérature pour celles et ceux qui ne seraient pas familiers de Cthulhu (à prononcer khloul-hloo) : issu de l’imagination de Howard Phillips Lovecraft, les nouvelles évoquant le mythe de Cthulhu (appellation utilisée après sa mort pour désigner l’ensemble de son oeuvre sur cette thématique) sont considérées comme les pierres fondatrices du récit d’horreur avec les oeuvres d’Edgar Allan Poe.

Ses écrits, évoquant de titanesques Dieux anciens venant d’outre-espace, visaient à remettre en question l’humanisme, le géocentrisme moral et (pour le citer) :

 » Ce qu’il y a de plus pitoyable au monde, c’est, je crois, l’incapacité de l’esprit humain à relier tout ce qu’il renferme. Nous vivons sur une île placide d’ignorance, environnée de noirs océans d’infinitude que nous n’avons pas été destinés à parcourir bien loin. Les sciences, chacune s’évertuant dans sa propre direction, nous ont jusqu’à présent peu nui. Un jour, cependant, la coordination des connaissances éparses nous ouvrira des perspectives si terrifiantes sur le réel et sur l’effroyable position que nous y occupons qu’il nous restera plus qu’à sombrer dans la folie devant cette révélation ou fuir cette lumière mortelle pour nous réfugier dans la paix et la sécurité d’un nouvel obscurantisme. « 

Voilà pour le côté joie de vivre.

Chtulhu a, à l’instar d’autres univers littéraires, fait l’objet de jeux de rôles édités par Chaosium, se voulant plus jeu d’ambiance que jeu d’action. Allez faire des dégâts à Shub-Niggurath avec 2D6+4, je vous regarde …

Une collaboration étroite avec Chaosium

Scénario, personnages, environnements, à priori tout a été réalisé en partenariat avec Chaosium, ce qui se veut plus rassurant mais, comme dit lors de la présentation, CoC (oui écrire Cthulhu 5 fois dans un article invoque une terreur ancienne donc pas de risques inutiles … attendez que je recompte …) est un jeu d’investigation se basant sur des éléments de jeu de rôle.

Pas de choix dans le personnage, pas de réelle fiche de personnage, mais un système de compétence vous permettant de donner un style (plus ou moins musclé, plus ou moins empathique ou perspicace) à votre enquêteur Edward Pierce appelé à enquêter sur des morts mystérieuses lors d’un incendie tout aussi étrange.

L’aventure prendra part au large de Boston, sur l’île de Darkwater.

Ma vue se brouille à mesure que mes doigts se promènent librement sur mon clavier.

Nous espérions beaucoup du système de santé mentale, qui est un peu à la base du jeu de rôle et nous devrions être satisfaits. A chaque mise en situation horrifique ou stressante, vous perdrez de la raison, vous serez en mesure de développer des phobies telles claustrophobie, scotophobie et bien d’autres que l’équipe du jeu n’a pas voulu dévoiler pour cause de Spoiler. Réussir des actions lorsque la situation vous confronte à vos nouvelles peurs sera beaucoup moins évident et dans certains cas pourra donner lieu à des hallucinations.

En sont elles vraiment ?

Bien évidement, si votre santé mentale est définitivement perdue vous serez emportés, au mieux dans un sanatorium, au pire … qui sait ?

Une enquête, des interactions !

En tant que jeu d’investigation, vous aurez des gens à interroger. Sur ce point, on retrouvera une roue de dialogue dont certains choix peuvent être conditionnés à certaines de vos caractéristiques ou, bien évidemment, à certains indices trouvés auparavant. Indices qui vous permettront aussi de déclencher des interactions avec certains éléments et tirer des hypothèses permettant ainsi des options supplémentaires.

Dehors il pleut …

Certaines de ces déductions seront automatiques, d’autres vous forceront à faire un choix entre les indices pour construire votre raisonnement. Enfin, vous pourrez envoyer deux assistants en mission en espérant des pistes ou indices complémentaires. Ces assistants ont eux aussi des caractéristiques propres mais ne seront pas jouables.

… Des larmes de sang

Une question d’ambiance donc.

L’ambiance sera le principal critère pour juger de la réussite du jeu. Et ce que nous avons vu mérite confirmation. Oui il y a des jumpscare, oui les PNJ ont des « gueules », oui le décor est malsain et inquiétant et ce dès les premières secondes mais nous n’en avons vu que quelques dizaines de minutes.

Est ce que le dosage sera suffisamment bien réalisé pour éviter de tomber dans le cliché du genre ou, à l’inverse, dans le Silent Hill like (ce qui serait boucler la boucle tant les univers tels Silent Hill doivent à l’oeuvre de Lovecraft)… ?

Nous verrons bien.

Si nous ne nous sommes pas arrachés les yeux d’ici là.

Côté date de sortie, on nous promet 2017 sans plus de précision, le problème venant du planning de sortie de Focus et non du jeu en lui même. En effet moults RPG sont prévus pour cette année dont Vampyrla date de sortie de l’un conditionnera la date de sortie de l’autre.

D’ici là de nouvelles vidéos de gameplay devraient faire leur apparition.

Ph’nglui mglw’nafh Cthulhu R’lyeh wgah’nagl fhtagn