Trois mois après la publication en France de Dragon Quest VII : la Quête des vestiges du monde, Square Enix s’associe une nouvelle fois avec Nintendo pour un huitième volet intitulé l’Odyssée du Roi Maudit. Dès les premières minutes, nous nous sommes rendus compte que Dragon Quest 8 était sensiblement différent, que ce soit en terme d’intrigue ou de réalisation graphique. Néanmoins, il restait aussi à savoir si la magie opère toujours en ce qui concerne le niveau artistique et les mécaniques de jeu. Nous allons tenter d’apporter quelques réponses avec nos premières impressions sur le jeu de Square Enix qui ne sera disponible que le 20 janvier 2017 sur Nintendo 3DS.

Les changements notables des premiers instants

Et la première bonne surprise de ce Dragon Quest 8 : l’Odyssée du Roi Maudit, nous l’entendons. Fini le RPG muet, les personnages importants parlent et leurs voix s’inscrivent clairement dans la personnalité de chacun. Par exemple, Yangus le bandit s’appuie sur des sonorités plutôt graves, imposantes, certes un peu clichés mais cela correspond parfaitement à son profil de brute épaisse. Une des PNJ de la première quête, Valentina, laisse même entendre un petit accent plutôt séduisant. Par contre, le héros que nous incarnons demeure sans-voix comme d’autres personnages secondaires et nullement importants qui ne pourront s’exprimer que par des lettres lisibles via l’écran. Les habitués de la licence ne s’en plaindront pas, au contraire, ils retiendront surtout les voix anglaises des personnages toujours traduites en français.

dragon quest 8La seconde nouveauté nous vient de la perspective de la caméra, beaucoup plus rapprochée que dans Dragon Quest VII. Ici, nous sommes réellement derrière le personnage principal qui gagne en taille, ce qui rend la vision plus réaliste, plus moderne. Mieux encore, en appuyant simultanément sur les boutons L+R, nous avons une vue à la première personne, ce qui demeure très utile pour regarder aux alentours, de haut en bas. Qu’il a été aussi sympathique de se plonger dans la peau de Munchie, la petite bête du héros afin de se faufiler dans des trous de souris et atteindre des lieux inaccessibles !

Par contre, en terme de graphismes, nous ne faisons pas forcément un grand bond en avant. Le titre souffre aussi des limites de la console portable de Nintendo et certaines textures font paillasson. Le titre n’est pas moche mais il n’est pas forcément très reluisant non plus. Néanmoins, Square Enix a fait un réel boulot sur les animations des personnages. Auparavant, lorsque l’on interagissait avec un objet, notre personnage ne profitait d’aucune animation. Un vase se brisait seul, un objet se cueillait par télépathie etc. Cette fois-ci, notre héros – que nous pouvons renommer à condition d’insérer un maximum de 8 lettres – se dote de certains mouvements. Lorsqu’il veut looter quelques objets, il soulève un vase et le brise par terre, il pioche dans certaines poches, l’animation est visible et se montre clairement appréciable. Ce nouveau volet se dote même de cinématiques régulièrement et quand on profite de voix, il faut dire que le changement se fait ressentir. Là où des similitudes apparaissent concernent principalement l’utilisation du flashback en noir et blanc afin de rappeler le passé du héros qui, lui aussi, devra apporter quelques vérités à sa propre histoire.

Un Dragon Quest parti sur de bonnes bases.

Dragon Quest 8

alors vous donnez votre…

Dragon Quest 8 : l’Odyssée du Roi Maudit reprend les fondamentaux de la licence historique de Square Enix. Pourquoi changer une recette qui fonctionne depuis les premiers opus et qu’il est toujours agréable de retrouver. Le scénario vous place dans la peau d’un personnage qui semble beaucoup plus adulte que dans le précédent volet paru sur Nintendo 3DS. Dans sa globalité, Dragon Quest 8 gagne clairement en maturité. Cela se caractérise aussi par l’ennemi à affronter habité par une méchanceté beaucoup plus prononcée. Plus question d’incarner un gamin et son ami capricieux, ici le héros semble avoir bien grandi et fait équipe avec le bandit Yangus et le Roi Trode, une sorte de monstre vert à mi-chemin entre un Namek de Dragon Ball et maître Yoda. Jessica évoquera à de nombreux joueurs d’autres personnages féminins de la licence et Angelo, le chevalier, possède cet air que l’on reconnaîtrait parmi des milliers, celui de Trunks.

Bien évidemment, au niveau de la direction artistique, l’Odyssée du Roi Maudit n’est pas moins bien loti que les précédents volets. Comme sous-entendu plus tôt, on reconnaît la patte d’Akira Toriyama dans les dessins, dans les parures et l’univers en général. La bande-son délivre également quelques mélodies qui transcendent nos envies de continuer, d’explorer et de suivre l’histoire principale du jeu. D’ailleurs, l’univers semble bien plus vaste, c’est-à-dire que les prairies semblent plus étendues mais toujours habitées par les monstres bien visibles qu’il vous sera possible d’éviter (en cas de rush) ou d’enchaîner (en cas de farm). Les villages qui semblaient bien étroits prennent aussi de l’ampleur et c’est probablement dû au changement de perspective que l’on évoquait plus haut.

Nous retrouvons les éléments qui ont toujours fait partie de l’univers de Dragon Quest, les herbes médicinales et curatives, les ailes de chimère et des compagnons que l’on se plaît à découvrir. Ces mêmes compagnons qui nous aideront à vaincre de nombreux monstres bien connus, via un système de combat classique mais efficace. Attaque, défense, magie et objets qui nous forcent à adopter avec pertinence une stratégie selon l’adversaire qui se situe en face de nous.

L’interface a été simplifié et l’arbre de compétence nous permet d’y voir très clair dans les possibilités d’évolutions, d’attaques et de sorts à apprendre. Comme vous pouvez le constater, il sera primordial de faire les bons choix afin d’attribuer les techniques les plus pertinentes aux différents personnages et mieux appréhender la bataille. Certains choix exigent des équipements spécifiques et il faudra donc être cohérent dans sa démarche.

Nous avons pris quelques photos personnelles étant donné qu’il était impossible d’effectuer des screenshots dans nos sessions de jeu.

Mais pour le reste, vous attendrez volontiers le mois de janvier 2017 pour le découvrir, par le biais de notre test ou de votre propre expérience. L’aventure nous réserve bien des surprises.

Quoiqu’il en soit, même si Dragon Quest 8 : l’Odyssée du Roi maudit s’inscrit dans le même esprit que le reste de la licence, quelques améliorations apportent un nouveau souffle à la série. Et si vous vous demandiez déjà si le laps de temps entre le septième et le huitième épisode n’était pas trop court pour vous y relancer dès sa sortie, il n’existe pas tellement de doute chez nous pour le moment. Mais tout est à confirmer dans les semaines à venir, le temps de voir si l’aventure ne s’avère pas trop répétitive ou si l’intrigue ne tombe pas à plat, si d’un point de vue global, l’effervescence ne s’écroule pas au fur et à mesure de l’aventure. Mais nous restons tout de même optimistes.