Si le mois de mars entrera dans l’histoire du jeu vidéo, le mois d’avril laisse place à quelques pépites indépendantes. Parmi elles, la production des studios Tarsier éditée par Bandai Namco et présentée sous le nom de Little Nightmares. Nous avons pu y rejouer suite à un événement presse organisé à Paris, voici nos ultimes impressions avant le test.

little nightmares

Quand Bandai Namco a révélé Little Nightmares lors de la Gamescom 2016, événement allemand durant lequel nous avions pu mettre les mains dessus, le public et la presse étaient séduits par sa direction artistique. Néanmoins, il ne s’agissait que de quelques bouts du puzzle assemblés pour l’occasion, un léger aperçu en quelque sorte. Cette fois-ci, nous avons pu parcourir l’univers imaginé par Tarsier Studio pendant près d’une heure de jeu. Voici ce que nous en avons retenu.

Un univers toujours aussi intriguant, sombre, nous plonge dans la quête de Six qui ne souhaite qu’une seule chose, sortir de cet enfer. Pour l’aider à accomplir son objectif, vous pouvez compter sur un environnement très interactif. En effet, la petite fille peut pousser les objets afin d’atteindre certaines hauteurs, grimper sur des casiers et autres meubles ou atteindre des poignets de porte. Les développeurs invitent le joueur à le faire, faute de quoi vous serez bloqués dans votre progression. Cela nous est arrivé d’ailleurs, de ne pas savoir dans quelle direction se rendre, nous forçant à faire de multiples allers-retours jusqu’à l’interrupteur adéquat, le chemin propice, la voie à suivre tout simplement. Et c’est également ce qui fait tout le charme de Little Nightmares, il faudra faire preuve de jugeote tout en restant prudents.

Prudence est effectivement mère de sûreté dans le jeu de Bandai Namco car les différents mécanismes à activer se situent généralement tout proche du monstre qui vous tient captif. Ainsi, il se peut que vous soyez souvent mis sous pression dans vos manoeuvres par votre poursuivant, ce qui nécessitera de votre part le timing parfait, les mouvements furtifs et silencieux sous peine de devoir recommencer votre session au dernier point de contrôle. De ce fait, Tarsier Studio mélange efficacement les genres, entre infiltration et puzzles tout en nous plongeant dans une atmosphère lourde, sombre, simplement inquiétante.

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En terme de level design, on perçoit toute la maîtrise des studios Tarsier. Little Nightmares est censé mettre en place une tour mais les niveaux sont aussi verticaux qu’horizontaux. Puis, les séquences varient assez souvent. Il est arrivé qu’un ennemi nous poursuive à grandes enjambées sur un niveau à défilement horizontal, ensuite qu’il faille traverser une pièce en toute discrétion pour finalement arriver dans une pièce avec un puzzle à résoudre. On sent tout de même que les développeurs se sont amusés à créer ce monde complexe et captivant, ce qui maintient notre intérêt à en découvrir tous les fragments.

S’il a maintenu notre intérêt notre intact durant toute notre session de jeu, c’est également par sa patte artistique. Elle se caractérise par des changements d’environnements fréquents, une certaine insistance dans le macabre et l’alternance en ce qui concerne les jeux de lumière. Quelle est cette prison dans laquelle l’héroïne a atterri ? Quelles sont toutes ces cages ? Que peut bien cuisiner le chef cuistot ? Pourquoi trouve-t-on une montagne de chaussures dans cette pièce ? Que me veulent-ils ? Si Little Nightmares garde toute notre curiosité, c’est aussi dû au monde mystérieux qu’il met en scène. Il nous tarde de répondre à toutes ces questions, de découvrir l’histoire de cette petite fille qui tente de s’échapper d’un lieu qui n’a pas encore révélé tous ses secrets. Et quelque chose nous dit que l’horreur sera au rendez-vous, que ce que nous allons découvrir est encore plus lugubre que ce à quoi nous nous attendons.

En espérant partager avec vous un test le mois prochain qui confirmera tous les espoirs que nous avons placé en Little Nightmares, nous vous rappelons qu’il sortira sur PS4, Xbox One et PC le 28 avril prochain.