Sony nous a fourni le PlayStation VR le mois dernier avec son lot de démos. Avant de s’attaquer aux mauvaises expériences, évoquons les raisons qui nous poussent à apprécier la réalité virtuelle du constructeur japonais.

PlayStation VR

Disponible depuis un peu plus d’un mois, le PlayStation VR a été au centre de multiples questions. Puise-t-il déjà pleinement dans les ressources de la Réalité Virtuelle pour délivrer une expérience de jeu immersive pour le joueur ? Tout comme ses concurrents, vaut-il son prix assez onéreux ? Sony s’est-il investi dans ce marché juste pour tirer des profits économiques ou apporte-t-il des innovations dans un secteur considéré pour beaucoup comme de la simple poudre aux yeux loin d’être indispensable ?

Comme vous devez le savoir, Sony a distribué les casques PS VR à de nombreuses rédactions afin que la presse puisse en faire la promotion (en bien ou en mal) à travers des articles ou des tests. Ce fut également notre cas et après un mois au cours duquel nous avons testé – et fait tester à divers publics – le matériel, nous sommes en mesure d’en parler avec pertinence, enfin nous l’espérons.

Nouvelle époque pour une atmosphère retrouvée

Nous avons analysé les bonnes et les mauvaises idées du PlayStation VR mais aussi observé l’environnement dans lequel il nous plonge, ce que nous commencerons à évoquer. Nous reprochons souvent à Sony – ainsi qu’à Microsoft – de ne plus réunir ses joueurs dans des moments conviviaux. Aujourd’hui, le public joue souvent seul chez soi à sa console, autant se l’avouer, l’atmosphère Gaming est bien différente qu’une ou deux décennies auparavant.

Force est de constater qu’avec la Réalité Virtuelle, le constructeur japonais renoue avec les sessions de jeu collectives. Une réelle curiosité entoure le PS VR (et les concurrents), ce qui provoque donc un engouement et des mouvements de foule. Dans les salons du jeu vidéo, les files d’attente sont très longues. Dans les foyers de chacun, c’est pareil. Chacun veut découvrir cette nouveauté du marché et il faut le dire, c’est plutôt drôle de voir son ami/proche gesticuler dans tous les sens, être déséquilibré et même crier (par un jump scare, les sensations…). Du coup, le phénomène Réalité Virtuelle en général rassemble et c’est déjà un bon point.

Les bonnes expériences

PlayStation VR

Le PS VR Worlds fait partie des bonnes idées incluses dans le lancement du matériel. Dans Ocean Descent, nous sommes plongés dans les méandres de l’océan et on ne sait pas du tout à quoi s’attendre. Doucement, nous avançons dans des profondeurs ténébreuses, dans une cage bien étroite et donc, dans un environnement de plus en plus hostile. Niveau immersion, c’est réussi, on flippe très vite de ce qui se profile en premier, un requin blanc qui tentera de prendre son dîner et vous représentez évidemment le plat principal. Si une silhouette s’approche, on devine très vite la réelle identité de la bête et on se met à la craindre sérieusement, sa menace se fait oppressante dans le casque de réalité virtuelle.

Autre réussite de ce PlayStation VR Worlds, VR Luge. Celui-ci vise nos sensations avec justesse. Nous l’avons fait tester à plusieurs personnes et chacun était d’accord sur un point, la sensation de vitesse est retransmise avec efficacité, on s’y croit, on est déstabilisé par la nécessité de contrôler convenablement sa luge sur des routes urbaines. Les développeurs se sont intelligemment montrés permissifs avec le choc des voitures, en nous autorisant à passer à travers, à la place la pénalité est de rigueur. Imaginez en même temps le choc que subirait le joueur dans le casque de réalité virtuelle, le ressenti d’accident nuirait à l’expérience. Quoiqu’il en soit, les possesseurs du casque PS VR devraient s’y diriger assez rapidement.

The PlayRoom VR, défouloir tout public

playstation vr

La bonne surprise du casque de réalité virtuelle de Sony nous dirige vers le PlayRoom VR. L’équipe d’Asobi a pensé à intégrer des fonctionnalités multijoueur qui rendent l’expérience toute aussi agréable qu’en solo. D’ailleurs, lorsque nous avons fait découvrir le PS VR à des enfants (8 à 14 ans), ils en redemandaient et ont donc passé plusieurs sessions à y jouer. Attention, il n’est jamais affirmé ici que c’est un « truc pour les gamins », loin de là…

Plusieurs jeux, six pour être exact, sont répartis dans le PlayRoom VR et ils sont intégrés intelligemment sur une interface très jolie pour le joueur. En effet, ce dernier, en tournant la tête à 360 degrés, pourra entrevoir tout un tas d’éléments, des petites planètes à explorer. Très pratique également pour le spectateur qui peut voir exactement ce dont il est question, mais à une vue à la troisième personne – tandis que le joueur, lui, voit tout à la première – le tout formant un très bon espace d’interaction.

Le PlayRoom VR joue avec tous nos sens et utilise de bien différentes mécaniques de gameplay, avec le casque ou la manette. Attendez-vous à utiliser ce – trop souvent – gamepad inexploité, de bouger la tête pour tout dégommer ou pour esquiver les jets de l’adversaire dans le multi. Lorsque l’on a tout expérimenté, force est de constater que le jeu déborde de créativité et de références à l’univers PlayStation.

PlayStation VR

Pour appuyer le côté fun, une photo finish est demandée à la fin des niveaux, histoire de vous faire tirer le portrait accompagné des bots et peut-être de vos amis qui vous entourent. Dans l’ensemble, la patte artistique est plaisante à voir et surtout donne envie de s’immerger dedans.

Nous détaillerons plus profondément tout le gameplay qu’il propose mais pour le moment nous vous livrons des impressions générales sur le catalogue disponible dès l’achat d’un PlayStation VR. Attendez-vous à des tests de chaque jeu et également de Carnival VR de 2K Games et Robinson the Journey de Crytek. N’omettons pas non plus les mauvaises expériences qui ont découlé de notre découverte de la réalité virtuelle de Sony.

See you soon !