Prey s’est fait connaître en 2006 et on ne s’attendait pas à le revoir de la décennie lorsque l’on a appris l’abandon de sa suite en 2014… Pourtant, Bethesda a repris les commandes du bateau et se montre paré à nous donner des frissons avec un reboot prévu pour le mois de mai. Les éditeurs nous ont invité dans leurs locaux afin de tester une démo, voici nos premières impressions sur le retour de cet épisode développé par Arkane Studios.

Prey

Avant de vous confier nos impressions sur le jeu développé par les studios Arkane – à l’origine de Dishonored 2 acclamé par la critique – basés à Lyon, retour sur son speech assez original :

Prey nous installe dans un avenir alternatif, dans lequel le président Kennedy survit à son assassinat, ce qui déclenche une série d’événements amenant au conflit central présent dans le jeu édité par Bethesda. Après s’être remis de cette tentative ratée, Kennedy lança sa nation dans la course à l’espace en prenant les rênes d’un programme, en profite pour collaborer avec les Russes, pour transformer un satellite leur appartenant en centre de recherches de pointe afin d’étudier la vie extraterrestre. Cet établissement devint par la suite Talos I, une station spatiale acquise par la société TranStar Corporation.

Et comme il fallait que ce projet démesuré engendre une catastrophe pour installer les fondations d’un jeu vidéo, rien ne se passe comme prévu. Morgane, le personnage principal, assiste à une faille dans le système et l’invasion d’une entité extraterrestre sur Talos I. Typhon, de son nom, décime tout ce qui bouge et vous êtes évidemment sous sa menace. A partir de là commence le début de votre voyage dont vous vous seriez bien privés, entre exploration, survie et l’enjeu le plus important de votre vie : sauver l’Humanité de cette entité extraterrestre.

Prey

La recette d’Arkane pour faire un bon thriller

Plonger le joueur dans l’inconnu : tout le monde ne connaît pas l’univers de Prey et cela tombe bien, le titre d’Arkane Studios ne ressemble pas tellement au soft sorti à l’époque en 2006. Ainsi, lorsque nous nous réveillons dans notre chambre au décor on ne peut plus normal, à moins d’avoir visionné toutes les bandes-annonce, difficile de savoir à quoi s’attendre. Comme tout bon jeu Bethesda qui se respecte, on nous dote de la possibilité d’interagir avec n’importe quel objet du décor, il est possible de lire quelques notes et livres disséminés ici et là, on collecte quelques objets et après avoir enfilé notre tenue puis on se croit fin prêt(e) à vivre une expérience en toute tranquillité. Mais il n’en est rien, on se voit enfermé dans une station spatiale en tant qu’expérimentation, baladé de salle en salle à faire de simples mouvements. Quelque chose cloche, nous n’avons aucune idée de ce que cela peut bien être mais en face, le scientifique s’agace. Puis, tout se déclenche. Le Typhon fait son carnage derrière une vitre autant restrictive que protectrice, nous demeurons simple spectateur et impuissant, la scène se termine. Nous rouvrons les yeux comme si nous recommencions la même journée que la première fois sauf que tout a changé. Talos 1 est saccagé, nous devons enquêter et nous sortir de cette galère, l’ennemi est proche, il va falloir improviser.

Prey

Laisser le joueur sous pression : En image, l’arme que l’on hérite dans les premières minutes du jeu. Vous devinez, niveau garantie de survie, on peut trouver mieux. En terme d’expérience de jeu, c’est finement joué. Pas à pas, on commence vraiment à flipper, à s’arrêter au moindre effet de lumière, au moindre bruit que l’on entend. Simplement, on a tendance à être prudent, il faut dire que l’exploration présente de grands risques… mais ce n’est pas comme si on avait le choix.

Ambiance sonore stressante : Comme si le contexte ne suffisait pas, Prey joue une mélodie bien inquiétante. Parfois, la bande-son s’enflamme sans que l’on ne comprenne pourquoi, le rythme s’accélère, les sonorités de plus en plus insistantes, on s’attend à une apparition d’un monstre dantesque… mais non. Les développeurs jouent avec nos nerfs et pourtant, ce n’est qu’une simple démo. Nous n’avons pas pu aller très loin ni ouvrir toutes les portes malheureusement. Pour le coup, si Arkane accentue sur cette ambiance insupportablement captivante en terme de gameplay, Prey risque d’être un gros thriller survival horrifique comme on les aime. Mais tout reste à confirmer tant nous n’avons fait qu’effleurer le design de ses niveaux, les séquences de combat et la découverte de son histoire. Bethesda nous a simplement mis la tête dans la marmite pour offrir un aperçu du goût que son produit avait… histoire de nous donner envie de replonger et de se baigner dedans définitivement.

Prey

Une menace imprévisible et puissante : La raison de notre stress spatial n’est pas dû aux hauteurs faramineuses auxquelles nous nous trouvons mais bien ce qu’il s’y propage. Les premières minutes, l’entité extraterrestre ne se traduit que par des petites bêtes à la pelure ténébreuse, elles se déplacent rapidement et parfois de manière imprévisible. Ainsi, il faudra les battre au corps à corps ou anticiper leurs mouvements au pistolet, attention les munitions ne sont pas infinies. Lorsqu’elles sont multiples, la tâche s’annonce tout de suite plus ardue et on est bien contents de retrouver dans notre inventaire des kits de soin médicaux.

Ce qui renforçait cette sensation de survival, c’est que l’ennemi prend différentes formes et on se doute que nous n’avons pas encore vu toute la monstruosité du Typhon extraterrestre. Nous avons tout de même croisé la route d’un spécimen qui se tenait sur deux pattes, tel un être humain et cela devenait tout de suite plus sérieux. Pour en revenir à l’inventaire, nous préciserons évidemment qu’il faudra bien gérer son contenu car nous nous sommes rapidement retrouvés débordés. Une fonctionnalité a été insérée pour vous aider à cette gestion le recyclage de vos objets qui se déroulera via un petit terminal informatique. A partir de là, vous pourrez créer des objets à partir d’autres, le système semble bien pensé mais encore une fois, nous n’avions pas assez avancé dans le jeu pour tirer une conclusion définitive de sa plus-value.

En conclusion, on retiendra de cette démo qu’elle a fait naître un réel intérêt pour Prey. Il semble se diriger vers l’horror survival d’une façon indubitable, l’ambiance vous plante directement le décor dans les premières minutes. La question reste toujours de savoir si la magie opère sur le long terme, si le level design est assez approfondi pour nous mettre en difficulté et surtout, comment va se matérialiser cette menace extraterrestre qui s’est propagée dans la station spatiale. Des questions auxquelles nous ne pouvons pas encore répondre mais qui délivreront toutes leurs vérités dans quelques semaines pour la sortie de Prey sur PlayStation 4, Xbox One et PC prévue pour le mois de mai 2017.

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