Avec Resident Evil 7, Capcom nous a promis le Re-nouveau, après quelques heures de jeu, qu’en est il ?

Image Resident Evil 7

Nous voilà donc dans la peau d’Ethan, coeur meurtri depuis la disparition de sa Femme Mia il y a de cela trois ans. Seulement voilà, l’espoir renaît et nous voilà parti pour la Floride après que Mia nous ait envoyé une cassette vidéo (dont les -20 ans ne seraient pas quoi faire avec) en guise de bouteille à la mer. « Ethan, si tu as ce message, ne viens pas me chercher ! ». Bien évidement, nous allons tout faire pour retrouver Mia, bienvenue dans Resident Evil 7.

L’aventure commence à l’orée d’un bayou à quelques mètres d’un grand manoir blanc, typique de la Louisiane, typique d’un Resident Evil. Les portes sont closes, il va falloir trouver un autre chemin pour pouvoir y pénétrer alors que les rayons du soleil, rouge-oranger, de fin de journée viennent traverser les feuillages et nous baignent dans une ambiance toute particulière. Quelques mètres plus loin, un van blanc semble abandonné. A l’intérieur une photo d’un groupe de trois hommes avec une caméra, ceux présents dans la démo ! Les pièces du puzzle commencent à se rassembler. Nous poursuivons donc notre exploration et arrivons devant la cabane que nous avions déjà pu apercevoir dans la démo. Une fois rentrée, la porte claque derrière nous, impossible de la rouvrir.

Au fil des épisodes de cette grande franchise de l’horreur qu’est Resident Evil, les équipes de Capcom, en voulant moderniser leur bébé, ont fini par bouffer à tous les râteliers et ont complètement dévié du matériau original en finissant avec une chimère infâme qu’était Resident Evil 6. Ce retour aux sources évoqué à l’annonce de ce RE7 était donc une très bonne chose, du point de vue des fans de la première heure ainsi que de ceux qui avaient sauté dans le bateau en marche, grâce aux anciens épisodes récemment réédités sur Xbox One, PS4 ou encore sur PC. Capcom nous avait donc promis un retour aux sources et force est de constater que le contrat est à moitié rempli, car malheureusement, ce Resident Evil n’a de RE que le nom.

Concrètement, seulement certains codes des premiers Resisdent Evil font leur grand retour, tout en intégrant les codes du genre Survival Horror et ça, ça nous fait du bien.

L’ambiance est oppressante à souhait, vous évoluez (en partie) comme dans Resident Evil 1 dans un grand manoir pratiquement vide, dans la pénombre bercée par une douce musique bien angoissante. Le fait d’évoluer dans un environnement comme celui-là, quasi vide de vie, est ce qu’il y a de plus angoissant, car à tout moment quelque chose peut surgir. Nous sommes donc à chaque moment sur le qui-vive et les équipes de Capcom ne se sont pas privées pour parsemer le jeu de jump scare, ou de petits bruits bizarres à même de faire augmenter votre rythme cardiaque et de faire naître une petite goutte de sueur de stress sur votre front.

Nouveauté dans ce RE-nouveau, la vue à la première personne, si ordinaire dans la franchise Resident Evil, le jeu se faisait à la troisième personne, vue au-dessus de l’épaule, ici la vue FPS renforce l’immersion (et ce d’autant plus si vous avez le Playstation VR). Vous vous retrouvez donc littéralement plongé à l’intérieur du corps d’Ethan et vivez chacun de ces gestes, chacune de ces émotions pleinement et non plus comme un simple spectateur. Étriqué dans le corps d’Ethan, l’ambiance oppressante décrite plus haut se fait également plus ressentir. En effet, votre champ de vision étant limité à ce que vous voyez en face de vous, vous êtes donc plus vulnérable à ce qui pourrait arriver derrière vous, sur les côtés…

Les graphismes particulièrement léchés de Resident Evil 7 (1080p x 60fps sur consoles, à votre guise sur PC) rajoutent une couche à l’horreur que vous vivez, les monstres sont criants de vérité et vous glaceront le sang. Les décors, quant à eux, participeront pleinement à cette ambiance malsaine et oppressante que vous éprouverez tout au long de l’aventure et des différents lieux que vous visiterez. Les murs du manoir par exemple sont délabrés, suintant d’une substance visqueuse noire à gerber ! De même, le soin apporté aux décors en général témoigne de la vie qui gouvernait avant que ne règne le chaos ! Beau travail de Capcom en somme.

Du côté du gameplay, le système de cache fait son apparition, emprunté à Outlast de Red Barrels. Vous devrez donc essayer de survivre en vous cachant de plusieurs de vos ennemis. Si sur Outlast, cela se passait sur l’ensemble de l’aventure, ici cela sera seulement sur quelques séquences. De plus, vous pourrez également vous défendre avec les différentes armes disponibles (Pistolet, Shotgun…). Qui dit Resident Evil, dit énigmes ! Les portes à clefs spéciales, les allers-retours avec des objets à placer çà et là seront donc de la partie, néanmoins rassurez-vous, même votre petit frère ou votre petite soeur seront à même de résoudre ces énigmes, pas de quoi vous faire un noeud au cerveau.

Au final, ce Resident Evil 7 sonne plus comme un reboot que comme une continuité cherchant à se refaire une virginité. Pour les fans de la série, tout du moins des premiers épisodes, votre voeu le plus cher de voir la franchise revenir à ses basiques est enfin exaucé. Le travail des équipes de Capcom sur les différents décors, lieux, ennemis pour les rendre crédibles est juste parfait. Cela renforce l’ambiance oppressante tout autant que la vue FPS ou la musique stressante qui contribue à vous mettre sur le qui-vive et dans l’angoisse d’un bout à l’autre de l’aventure. Les petits clins d’oeil à la série parsemés çà et là raviront les fans qui ne manqueront pas d’échafauder tout un tas de théories sur « pourquoi », « comment », « à cause de qui » tout du moins lors de votre premier run. Comme tout bon Resident Evil qui se respecte, la rejouabilité est au rendez-vous, que ce soit pour améliorer votre temps ou pour essayer de gagner les différents bonus de fin de jeu. Préparez-vous donc à sauter de votre chaise, à stresser et à transpirer d’horreur.

Pour faire simple, Resident Evil 7 est un must have!