L’une des plus grandes sociétés de développement françaises est désormais en partie sous le joug de Vivendi. La course aux votes se poursuit, et Vivendi semble en bonne posture pour la remporter. Ubisoft, ou quand les lobbies s’attaquent à l’univers vidéo-ludique.

Ubisoft

Soumise aux lois du marché, la société Ubisoft ne déroge pas à la règle des actionnaires et des actions… au risque de se voir posséder l’entreprise par d’autres et de perdre le contrôle. Un actionnaire se détache notamment des autres par l’influence croissante qu’il exerce sur la société : Vivendi.

La compagnie dispose en effet de près de 25,15% d’Ubisoft et de 22,92% de ses droits de vote, soit près d’un quart. Un chiffre record qui tendant sans cesse à la hausse, inquiète fortement les autres actionnaires.

Néanmoins, face à cette inquiétude croissante, à l’image de son contrôle chaque jour renforcé, Vivendi joue la carte du rassemblement :

« Nous envisageons de continuer à acquérir des actions sans pour autant prévoir le lancement d’une offre publique sur Ubisoft, ou l’acquisition du contrôle de la société. Par ailleurs, nous demandons toujours une recomposition du Conseil d’administration d’Ubisoft afin d’obtenir une représentation du Conseil conformément à notre position d’actionnaire. »

En d’autres termes, au vu de la position prédominante de la société, cette dernière estime juste qu’il y ait des réajustements au Conseil d’Administration afin de lui permettre d’acquérir un droit de décision(s) proportionnel à l’importance de ses actions.

Une requête nécessitant une réponse, le PDG d’Ubisoft, Yves Guillemot, a choisi d’exposer clairement et avec véhémence sa position :

« Comme vous le savez sans doute, Vivendi affirme que leur participation financière à notre société, mérite une représentation du conseil d’administration conséquente. Nous nous sommes toujours fermement opposés à cette demande, au motif que les nombreux conflits d’intérêts et tensions suscités seraient négatifs pour notre entreprise, nos employés et nos actionnaires. »

Une réponse qui sonne comme un regain d’identité pour Ubisoft ou une provocation envers Vivendi. L’interprétation variera selon le point de vue.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Laissez vos impressions en commentaires !

[Source]