L’éditeur My.com s’attaque à la réalité virtuelle avec son jeu de tir à la première personne, VR Invaders. Nous avons pu le tester sur le PlayStation VR, l’occasion de voir s’il représente une bonne expérience ou une opportunité loupée.

VR Invaders

Test réalisé à partir d’une version PS VR offerte par l’éditeur. VR Invaders est disponible sur le PS Store contre 17€99 et sur HTC Vive et Oculus depuis décembre dernier pour le même prix.

Un shooter sur PlayStation VR !

La réalité virtuelle de Sony se faisait presque oublier tant le catalogue peine à s’enrichir. Du côté des shooters, on reste encore plus sur notre faim. Excepté Until Dawn : Rush of Blood, l’excellent Rez Infinite voire l’horrifique Resident Evil 7, il est rare de trouver son bonheur sur la marché de la PS VR, surtout en cette année 2017. Le moment est donc parfait pour My.com pour présenter son propre shooter, VR Invaders.

Qu’on se le dise tout de suite, vous aurez besoin d’être équipé au maximum pour profiter du titre qui rappellera à beaucoup de joueurs le film Tron. En effet, il requiert sans surprise la caméra PS et les PS Moves. Ainsi, une manette servira à tenir un bouclier – la plupart du temps – quand le second permettra au joueur de dégainer son arme. Classique mais efficace. La prise en main reste aisée et les bonnes sensations naissent dès les premiers mouvements. Donnez un pistolet à un joueur et il sera ravi, c’est un peu ce que se sont dits les développeurs de chez My.com. Ils ont tout de même pensé à insérer des fonctionnalités supplémentaires assez sympathiques. En effet, en plus de pouvoir récupérer de la santé en dirigeant notre tir vers une croix verte bien visible à l’écran, il nous est donné la possibilité de venir à bout des lignes ennemies de façon plus efficace. En éliminant les adversaires, le joueur fera apparaître des bonus non négligeables tels que les munitions plasma, le tir rapide, l’akimbo, le tir laser et bien d’autres possibilités qui feront de votre blaster une arme redoutable.

On gardera aussi en tête la bonne idée du bouclier qui nous permet aussi de ralentir le temps, allouant un temps de réaction suffisant pour contrer des offensives adverses redoutables.

VR Invaders ps vr

Et le challenge ! Et le contenu !

Parce que toutes ces armes doivent bien servir à quelque chose, il fallait bien qu’il existe une force d’opposition. Celle-ci se compose de diverses drones qui n’apprécient pas qu’un Diver vienne troubler leurs néfastes actions. Dans VR Invaders, vous incarnez Thomas Hall qui fait partie d’une équipe de sauvetage dont la mission principale consiste à sauver des utilisateurs de la réalité virtuelle de leur monde alternatif. En effet, la VR est devenue un vrai business et certains en profitent pour y intégrer des virus pour générer du profit. Le studio russe n’a toujours pas décidé de localiser en français ses dialogues et le scénario sera mis en place à l’aide de bulles de discussions et conversations en plein combat. Le travail fourni au sujet de l’histoire n’a pas été conséquent mais le coeur du jeu devait se trouver ailleurs, dans l’immersion, les sensations et les mécaniques de jeu… enfin nous l’espérions.

Si les mécaniques de jeu sont classiques, elles devaient faire leurs preuves face à l’adversité. En face, cela envoie du lourd. La courbe de progression en terme de difficulté est bien gérée. Nous avons ainsi droit à plusieurs vagues de drones ennemis qui portent des attaques sur tous les fronts, de haut en bas, de gauche à droite et plus tôt vous leur tirez dessus, mieux ce sera pour votre barre de vie que l’on cherche encore. Ce que l’on retiendra de positif, ce sera le pattern des différents boss. De ce point de vue, les développeurs ont fait un joli travail. A chaque fin de niveau, nous avons droit à l’icône « DANGER » annonçant l’arrivée du boss de fin. Ils prennent différentes formes et affichent des faiblesses spécifiques, chacun se déplace à sa façon et porte des offensives sur une approche qui leur est propre. Si les premiers demeurent assez faciles à anéantir, très vite le niveau se corse et on pense à ce niveau 5 qui nous a donné du fil à retordre. On sera aussi bien inspiré de détruire les drones qui gravitent autour pour nous faciliter la tâche, à moins d’avoir la chance de compter sur un bonus qui nous aidera à porter des dégâts plus élevés.

Quand on pense qu’il existe un mode Arcade et un mode Survie avec une difficulté qu’il est possible de corser, on se dit que le challenge sera au rendez-vous pour les plus performants. De ce fait, on déplore le contenu assez limité du soft mais on peut se rabattre sur la rejouabilité du genre qui peut vite tourner au scoring.

VR Invaders

Immersion imparfaite !

Ce qui demeure important dans un jeu de réalité virtuelle, c’est l’immersion. Si un consommateur a vendu un rein pour acquérir un casque VR – même la version cheap de Sony – c’est en partie pour se plonger entièrement dans l’expérience de jeu. Or, VR Invaders est défaillant sur ce point. Même si les décors varient et sont globalement convaincants, l’aspect sonore est trop insuffisant. Aucune bande-son marquante, des effets limités et un manque d’animation flagrant. Même si le titre ne présente rien de révolutionnaire et emprunte à d’autres productions, il aurait pu transcender son expérience en adoptant un rythme plus soutenu et des musiques bien inspirées. Or, il se loupe complètement de ce côté. On apprécie tout de même les environnements bien dessinés et les jeux de lumière qui nous plongent parfois dans la pénombre, réduisant ainsi drastiquement notre champ de vision.

Dans sa globalité, VR Invaders propose un gameplay classique mais efficace, des mécaniques précises et des sessions de jeu gratifiantes les premières heures. Malheureusement, le contenu se montre limité et l’expérience privilégie les adeptes du scoring. Il aurait probablement dû faire plus d’efforts quant à l’immersion globale mais on retiendra tout de même les bonnes sensations procurées lors de la découverte du titre mais aussi la répétitivité qui en a découlé lors du bilan. Une assez bonne expérience sur PS VR qui ne marquera pas les esprits.