Les éditions Kurokawa restent actives durant le mois de mars avec un line-up qui devrait satisfaire les amateurs de mangas en tout genre.

Nous évoquions avec vous les publications de Kurokawa pour les deux premiers mois (toujours disponible ici) et nous avons désormais pu lire et donc résumer ce qu’il faut retenir de ce mois de mars 2017. Outre Sukedachi 09 qui a eu droit à une critique par TobyOne disponible à cette adresse, nous retrouvons d’autres oeuvres de qualité dont le tout dernier des Misérables…

Les Misérables – Tome 8 : Suprême ombre, suprême aurore !

Takahiro Arai termine donc Les Misérables avec ce tome 8. La Révolution a tourné au carnage, la répression a été sanglante et il ne reste que trop peu de vies à sauver. Jean Valjean est parvenu à prendre la fuite, portant le corps de Marius sur ses épaules. Le final ne se déroulera pas sans rebondissement et la vérité éclatera au grand jour.

“Vous avez mal fait vos calculs, Thénardier ! Vous veniez perdre cet homme, vous n’avez réussi qu’à le glorifier”.

Quel plaisir de suivre le dénouement de l’histoire des Misérables imaginée par Victor Hugo et racontée par Takahiro Arai en manga. Si elle devient plus accessible, l’oeuvre n’en devient pas moins poétique et romanesque dans son intrigue. Les personnages gardent toute leur envergure sous la plume du mangaka japonais et la magie opère toujours.

“Haa, ma bien-aimée Cosette. Tu étais la lumière de ma vie… et la vie ne peut continuer sans soleil.”

Le tome 8 est rempli d’émotions et clôt l’aventure des Misérables en toute beauté. Une revisite du chef d’oeuvre de Victor Hugo à ne pas louper.

En scène ! – Tome 3 : que la compétition commence !

Lorsque nous vous relations l’entrée en scène (oh oh oh) du manga écrit par Cuvie, nous nous attendions pas à ce qu’il soit aussi captivant pour tous. Les clichés à la trappe, la danse et le ballet ne sont pas réservés aux femmes et à ceux (et celles) qui les pratiquent. Quand nous sommes plongés dans la lecture de En Scène !, nous oublions tout cela et nous suivons avec intérêt les premiers pas de Kanade dans le monde professionnel de la danse.

Le troisième tome entre dans le vif du sujet puisque l’heure du duel a sonné. Effectivement, la jeune fille a défié la surdouée de la promotion aussi prétentieuse que talentueuse. La compétition de danse ne concernera pas seulement ces deux prétendantes et quelques ballerines tireront leur épingle au cours des différents tours. Chacune d’entre elles devra tirer des leçons des résultats pour progresser à l’avenir.

Des nouvelles relations vont naître toutes animées d’une certaine rivalité, saine pour les unes, moins pour les autres. Il demeure que l’histoire mise en scène par Cuvie demeure intéressante sur bien des niveaux.

Sukedachi 09 – Tome 4 : les fleurs du mal

Une critique à lire ici.

The Heroic Legend of Arslan kurokawa

The Heroic Legend of Arslan – Tome 6 : la tension monte !

Toujours servi par la fantastique plume de Hiromu Arakawa (Fullmetal Alchemist, Silver Spoon), le récit d’Arslan connaît de nouveaux rebondissements. Plusieurs facteurs expliquent que l’histoire prend de l’ampleur. Le premier, c’est la dimension stratégique. En effet, nous sommes ici en temps de guerre et les différents protagonistes sont arrivés à des positions stratégiques importantes. Les alliances et l’acquisition de certaines bases seront majeures si Arslan veut solidifier sa situation. Ainsi, trahisons et batailles seront au menu du jour dans ce tome 6.

Le second facteur, ce sera la rencontre entre le prince Arslan et Hilmes dont l’identité sera démasquée. Il sera question de légitimité à aspirer au trône et du premier duel entre les deux. Une partie de l’intrigue va s’éclaircir tout en mettant en place d’autres questions bien mystérieuses. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’un troisième facteur va découler de cette confrontation : l’aspect psychologique !

Au final, des nouveaux personnages entrent en scène et apportent de l’intérêt supplémentaire aux aventures d’Arslan. L’intrigue gagne encore en épaisseur grâce aux questions stratégiques, au duel entre Hilmes et le jeune prince, à cette question de légitimité et d’héritage, le tout sublimé par le talent d’une Hiromu Arakawa bien inspirée de s’être attaquée à l’oeuvre de Yoshiki Tanaka.

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Wolf Girl & Black Prince – Tome 14 : en toute légèreté.

Après l’anniversaire catastrophique d’Erika dans le tome 13, Ayuko Hatta met en scène celui de Sata. Comme nous pouvions nous y attendre, le jeune homme adopte une attitude détachée et s’en fiche complètement de la célébration. Erika a prévenu tout le monde et a voulu rendre sa journée mémorable mais rien n’y fait, Sata n’est pas d’humeur. Cela ne plaira pas à tout le monde…

Ensuite, la soeur de Sata décide d’organiser un petit séjour camping, l’occasion d’en découvrir plus sur elle et sa relation avec son petit-copain. Ce voyage montrera une nouvelle fois que tout n’est pas facile dans la vie d’un couple notamment avec une thématique majeure : la relation à distance, le sacrifice. En effet, c’est un sujet que de nombreux couples traversent, comment gérer une situation dans laquelle l’une des deux personnes doit partir pour une durée indéterminée dans une autre région que celle où réside l’élu(e) de son coeur ? Que décideront nos petits louveteaux ? Rester unis quoiqu’il arrive, se séparer ou tenter une relation à distance ? Plus que le résultat, c’est la réflexion et les sentiments traversés par l’un et par l’autre que l’auteure veut mettre en avant.

Dans son ensemble, Wolf Girl & Black Prince perd un tantinet en rythme lors de ce tome 14. On apprécie encore les différentes situations très réalistes mais la relation entre Sata et Erika n’est pas au coeur de ces chapitres, peut-être ce qui participe à un intérêt moindre ou simplement différent des précédents tomes.

blood lad kurokawa

Bloodlad – Tome 16 : Incontrôlable !

Hellshaft Grimm est incontrôlable. Lors du précédent tome était organisé une sorte de tournoi à la DBZ qui a finalement tourné en défaveur de Staz et sa bande. Résultat, ils fuyaient d’un endroit à un autre toujours animés par une impuissance face au monstre. Rien n’y fait, la téléportation ne permet pas au héros de semer un Grimm terrifiant. Ce qui devient drôle, c’est la population qui ne se démène pas et décide d’aller au front pour livrer la bataille, je ne vous dis pas le carnage…

L’ennemi se montre de plus en plus redoutable, prend un avantage certain dans l’affrontement mais l’espoir renaît… Une idée assez saugrenue vient en tête d’un héros et le résultat est détonant ! On ne préfère pas vous spoiler mais le tome 17 de Bloodlad risque d’envoyer du lourd.

Si Bloodlad avait du mal à gagner en intensité ces derniers temps, on dirait que Yuki Kodama est enfin déterminé à passer à la vitesse supérieure. Ce tome 16 passionnera tous les fans de la série car c’est le premier acte de l’affrontement entre Grimm et ses adversaires. Une très bonne lecture pour ce mois de mars.